SAIPER

Le Syndicat Alternatif

APC ????

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Instituées en 2008 les AP (aides personnalisées )ont été mises en places en même temps que la 1ère réforme des rythmes scolaires de M. Darcos . De nombreux enseignants se sont insurgés contre ce dispositif stigmatisant et inefficace, qui devait venir pallier le démantèlement des RASED ( – 5000 postes ). M. Hollande a supprimé les AP et les a remplacées par les APC , promettant la restauration des RASED ; il n’en n’a bien sûr rien été , ces derniers étant réduits à effectuer des diagnostics , ou à éteindre le feu dans les écoles , par manque de temps et de moyens.
Au-delà de la différence de sigle , les APC permettent plus de souplesse mais s’avèrent tout aussi contraignantes pour les enseignants : trouver une plage horaire sur laquelle tout le monde s’accorde, sélectionner les élèves, prendre en charge les élèves des directeurs, des MAT….
La difficulté scolaire ne peut être une variable d’ajustement des différentes réformes des rythmes scolaires que nous subissons lourdement depuis 2008.
Actuellement le SNUIPP et SUD EDUCATION appellent les enseignants à ne pas effectuer ces heures et à affirmer leur boycott activement. Même si nous partageons le point de vue de ces organisations syndicales, concernant l’APC, nous ne partageons pas leur analyse concernant la possibilité de revendiquer de ne pas réaliser ces heures sans que des conséquences soient prises à notre encontre.

En outre il nous faut faire un petit rappel historique :
En 2009, la stigmatisation des élèves concernés, la suppression de deux heures de cours par semaine pour les élèves a conduit certains enseignants à refuser le dispositif de l’AP et à faire cours à l’ensemble des élèves de leur classe ; la médiatisation de M.Refalo avait conduit le ministère à le sanctionner de 28 jours de retraits de salaire, d’un refus de promotion, ainsi que d’un abaissement d’échelon (sanction disciplinaire).
En 2013, le tribunal administratif confirme la sanction pour « service incomplètement fait » sans que M. Hollande n’intervienne en demandant un peu plus de clémence dans cette affaire alors même que le CSFPE (Conseil Supérieur de la Fonction Publique de l’État), avait jugé la sanction disciplinaire « disproportionnée »…
Laisser les enseignants à la merci de leur inspecteur(trice), à la merci du prochain ministère ne nous parait pas tenable . De plus, les obligations de service et la notion de loyauté ont été renforcées en 2013 ce qui ne laisse en rien augurer une quelconque acceptation de ce boycott par le ministère actuel ou celui qui sera en place à partir du mois de mai.