SAIPER

Le Syndicat Alternatif


Open badges : le mépris comme récompense.

Le ministre profite de la crise sanitaire pour développer et généraliser l’usage du numérique et l’enseignement à distance. Le SAIPER UDAS rappelle que la fracture numérique touche particulièrement les élèves des milieux défavorisés. Pour le SAIPER UDAS, rien ne peut remplacer l’enseignement en présentiel.
Le SAIPER UDAS a pris connaissance il y a quelques jours d’une initiative ministérielle déclinée dans plusieurs académies appelée « Open badges ». Cette initiative vise à récompenser et valoriser les personnels qui ont su, au cours de la crise sanitaire, développer des compétences particulières (principalement numériques) afin de mettre en place et gérer la fameuse « continuité pédagogique » tant vantée par notre ministre.
Pour le SAIPER UDAS, cette initiative « Open badges » n’est pas une simple opération de communication. Avec ce dispositif, le ministre de l’Éducation nationale franchit un nouveau cap dans l’introduction d’une technique inacceptable de management issue des logiques libérales. Cette nouvelle organisation, en lien avec le nouveau principe d’évaluation des personnels, a renforcé et va renforcer l’isolement des collègues (devant nos écrans personnels), l’individualisation des carrières et des parcours, mettre en concurrence les collègues sur des postes à profil et fragiliser davantage les personnels tout en instaurant des évolutions de carrière qui ne coûteront rien financièrement à l’institution : « donnez tout ce que vous pouvez, épuisez-vous ! ». Le SAIPER UDAS met en garde devant ces formes de pressions déguisées. Le SAIPER UDAS dénonce ainsi une volonté moderne et constante de démantèlement du système public d’Education.
Alors que le confinement a démontré que sans l’engagement des personnels de la Fonction publique, la crise n’aurait pas pu être surmontée, les personnels de l’Éducation nationale ont subi une campagne intolérable et injuste de « prof bashing ». Le SAIPER UDAS a dénoncé ces attaques.
Face à ce mépris, le SAIPER UDAS exige de la nouvelle Rectrice, du ministre et du gouvernement d’autres types de valorisation de leur engagement professionnel que ces badges, ou autres médailles comme celles distribuées aux personnels de santé. Le SAIPER UDAS exige surtout des augmentations salariales (400 euros/mois en rattrapage du pouvoir d’achat perdu ces dernières années et dégel du point d’indice) et une amélioration des conditions de travail.


UNE IMPOSSIBLE RENTREE

Alors que la rentrée nous est annoncée pour le 14 mai 2020 dans nos écoles, aucune garantie tangible n’a été apportée envers les personnels et les parents d’élèves. Un certain nombre de maires ont donc décidé de fermer leurs écoles en vertu d’un principe de précaution aisément compréhensible sauf auprès de certains inspecteurs de circonscription qui se permettent de fustiger les maires , nous parlant d’inconséquences coupables de la part de ces derniers, mettant en avant l’ avenir pédagogique des élèves, au détriment de la primordiale sécurité sanitaire.
L’Etat veut faire croire que l’école fonctionnera normalement, que les apprentissages seront effectifs alors qu’ il n’en sera rien.
Armés d’un protocole sanitaire qui s’il est appliqué tel quel, ne rendra plus possible d’enseigner , nous serons alors employés pour garder à distance des élèves, à veiller à ce qu’ils ne tombent pas malades par notre faute.
Nous sommes des enseignants : ni gendarmes, ni agents sanitaires, ni agents de la circulation.
Pour organiser une garderie à destination de 20% supposés d’élèves, nous devons abandonner l’idée constitutive de l’école : L’école est un espace pour apprendre, pour lire, pour vivre en collectivité, pour expérimenter, pour partager, pour écrire, pour rire, ….
C’est pour cela qu’à l’unanimité le CHSCTA s’est prononcé contre la reprise des cours telle qu’elle n’est pas définie.
Le SAIPER UDAS accompagnera les enseignants à faire respecter leurs droits.
Le bureau du SAIPER UDAS


LE CONFINEMENT EST LA REGLE!

Suite à l’annonce présidentielle du confinement pour une durée de 15 jours, les orientations présidentielles sont très claires et la seule attitude citoyenne valide et responsable consiste à rester chez soi.
M. Blanquer a été contredit par M. Macron à plusieurs reprises et inlassablement, il intervient dans les médias pour rajouter de l’huile sur le feu, notamment en proposant une modification calendaire alors même que nul ne sait combien de temps il nous faudra gérer cette crise sanitaire.
L’éducation nationale se voit confrontée à l’incurie informatique qui est la sienne et il est exclu pour les personnels de s’exposer à un risque sanitaire pour satisfaire l’égo ministériel puis celui de notre Recteur ; les propos consistant à dire que personne ne restera sur le bord du chemin sont simplement destinés à rassurer mais cette réalité est bien loin d’être assurée.
Pour l’heure, l’importance primordiale est d’assurer la santé de tous, élèves comme personnels bien au-delà de la solidarité et de la bienveillance affichées facticement.
Si les heures d’enseignement perdues peuvent se rattraper, le confinement doit rester la priorité afin de limiter la propagation du virus et le nombre de malades et de morts inévitablement liés.


Grève et manifestations

L’inter confédérale s’est réunie ce jour et a décidé après avoir transmis un communiqué de presse ce week end d’organiser un rassemblement
JEUDI 5 MARS 2020 à partir de 15 heures
– dans le Nord à la préfecture
-dans le sud à la sous-préfecture
Nos camarades de SUD EDUCATION souhaiteraient organiser une marche demain mardi 3 mars à Saint Pierre mais cette action n’est pas encore finalisée.
L’inter confédérale met en avant la nécessité d’avoir du temps pour pouvoir s’organiser et veut surtout œuvrer pour que le 31 mars soit une réussite.
Déposez vos intentions de faire grève : nous avons fait reculer le gouvernement sur un certain nombre de points, il faut donc continuer la lutte, ce projet de loi ne sera pas voté avant le mois de juillet, nous pouvons encore peser et obtenir le retrait de ce projet.


Déclenchement du 49.3

Comme promis, le 1er ministre a déclenché le 49.3 pour faire passer la réforme des retraites sans le débat nécessaire à un texte de loi aussi fondamental. Le fond du débat a été escamoté par le gouvernement et cela ne participe pas d’une vraie démocratie où les parlementaires sont censés œuvrés pour qu’un vrai débat se fasse.
Alors que les grèves et manifestations ont permis de faire évoluer un certain nombre de points du texte initial, permis par la contestation des personnels, l’on nous spolie d’une contestation parlementaire.
A nous de reprendre la lutte pour obtenir l’abandon définitif de ce projet de réforme des retraites qui signe une véritable régression sociale.
Nous vous invitons à déposer vos intentions de faire grève pour le 5 et le 6 mars 2020.

Télécharger (PDF, 65KB)


GREVE ET MANIFESTATIONS CONTRE LA REFORME DES RETRAITES

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RENDEZ VOUS DEMAIN A 9H A L’ANCIENNE GARE ROUTIERE
DANS LE SUD : rendez vous sur les ponts
l’objectif est de déployer des banderoles avec des slogans sur plusieurs ponts
> de la 4 voies du Tampon jusqu’à l’ouest entre 6h30 et 8h30.
> On se regrouperait vers 9h30 sur le rond point de la sortie Eperon pour partir
> en convoi au ralenti (sans gêner la circulation) jusqu’au Port, pour soutenir
> les dockers.


Communiqué de l’intersyndicale : grève et manifestation Vendredi 24 janvier 2020

La campagne mensongère du gouvernement n’entame pas la détermination des opposants à la réforme des retraites ni le soutien de l’opinion publique. Les mobilisations se poursuivent et s’étendent contre cette régression sans précédent que voudraient imposer Macron et le monde de la finance.

Le vendredi 24 janvier sera une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations interprofessionnelles dans tout le pays au moment où le projet de loi sera présenté en conseil des ministres.

L’intersyndicale de La Réunion appelle les agents des services publics, tous les salariés en emploi ou privés d’emploi, les étudiants, les retraités à se mobiliser massivement pour faire plier ce gouvernement qui montre des signes de fébrilité face à un mouvement social désormais historique:

– Le mercredi 22 janvier, dans le nord, distribution de tracts à Jumbo Score de Sainte-Marie à partir de 9h00;
Le vendredi 24 janvier : manifestations à Saint-Denis, Petit marché vers la Préfecture à partir de 9h00 et à Saint-Pierre, devant la mairie à partir de 9h00.
– Le vendredi 24 janvier : grève des dockers et journée “port mort”, aucune activité sur le port;
– L’intersyndicale appelle tous les salariés à des débrayages dans les entreprises pour exprimer leur refus de cette contre-réforme.

Pour durer et gagner, l’intersyndicale de la Réunion appelle également à faire un don à notre caisse de solidarité pour soutenir les salariés en grève reconductible depuis maintenant plus d’un mois: www.lepotsolidaire.fr/pot/qmcpriek


RECONDUCTION VOTEE A 93%

Après cette belle journée de mobilisation qui est historique dans le milieu de l’éducation et qui a réunit des milliers de manifestants dans les rues de St Denis,

l’Assemblée générale des grévistes réunie à la fin de la manifestation a décidé de reconduite la grève des demain !

Ainsi, de nombreux collègues ont déjà prévu de reconduire la grève dès demain, des appels nationaux commencent aussi à tomber ! C’est en poursuivant notre mouvement que nous pourrons montrer notre détermination et maintenir la pression sur le gouvernement ! Si nous retournons dans nos classes dès demain, alors la mobilisation n’aura servi à rien !

D’ailleurs, c’est tout ce qu’attend notre cher ministre BLANQUER qui a dit le 4 décembre : “Ce qui est important c’est que le travail reprenne après”. Alors ne lui donnons pas raison et soyons nombreux demain à poursuivre le mouvement ! (quitte à revenir en classe lundi pour expliquer aux parents les raisons de notre mobilisation et pour mieux repartir en grève sur une grosse manifestation dès le mardi !?)

Des assemblées générales sont déjà prévues sur plusieurs sites ce vendredi 6 décembre de 8h à 12h pour décider des suites à donner à la mobilisation de ce jour :
– Au Tampon, à l’université amphi 250
– A Saint Denis, dans l’amphi A. Lacaussade à la fac du Moufia
– A 3 bassins, au gymnase de 3 bassins,
– A Saint Paul, salle de l’Etang à côté de l’école Louise Siarane,
– A Saint Leu, rendez-vous sur le parking des Jeux d’eau vers 8h15 afin de covoiturer pour se rendre aux AG.
– A Saint Benoit, rendez-vous sur le parking du lycée Patu de Rosemont dès 7h15

Ce mouvement s’inscrit dans le durée, donc pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, vous pouvez encore envoyer votre déclaration d’intention pour tous les jours de classe jusqu’au 19 décembre (cf en PJ). Si elle est envoyée ce soir avant minuit, vous pourrez être gréviste dès lundi, si elle est envoyée avant samedi soir, vous pourrez être gréviste dès le mardi…Utilisez votre boite mail professionnelle pour l’envoyer à votre circonscription !


DES BUS POUR LA GREVE

La journée du 5 décembre doit nous permettre de faire reculer le gouvernement sur sa proposition de réforme des retraites !

Suite aux tournées d’écoles et au sondage effectués récemment, l’intersyndicale organise la mise en place de bus pour aller manifester à St Denis, mais il faut impérativement s’inscrire avant le lundi 2 décembre au soir en suivant le lien suivant : http://974.snuipp.fr/spip.php?article2262

Vous pourrez à partir de cette page accéder au formulaire d’inscription pour les différents départs possible. Ne tardez pas à vous inscrire et n’hésitez pas à faire passer l’information !

Rendez-vous au 5 décembre ! Ensemble, nous pourrons faire reculer le gouvernement !