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ANNONCES et INCOHÉRENCES |
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Les semaines passées ont vu une nouvelle série d'annonces présidentielles et ministérielles sur l'école
dont la plus commentée a été celle concernant le fait de confier à chaque enfant de CM2 la mémoire d'un
des 11.000 enfants français victimes de la Shoah. Cette annonce, prise sans consulter les professionnels, illustre une nouvelle
fois les incohérences de ce gouvernement.
Le gouvernement nous annonce la création d'une « instruction civique et morale » et le retour aux fondamentaux comme solution
miracle à l'échec scolaire. Notre ministre rajoute sa touche personnelle avec l'apparition de « l'histoire de l'art ».
Cerise sur le gâteau, les enseignants seraient évalués sur les progrès des élèves et les
évaluations des écoles seraient rendues publiques. En prétendant lier réussite des élèves et
évaluation des enseignants, en laissant croire que l'on n'enseigne plus la grammaire, le calcul ou l'éducation civique,
le gouvernement tente de dénigrer les enseignants face à l'opinion afin de faire oublier les carences de l'institution,
notamment les réductions budgétaires.
Dans les annonces non réfléchies, n'oublions pas non plus l'évaluation des enseignants par les élèves,
la suppression des samedis (l'administration se pose bien des questions pour la mise en place des temps partiels), le décalage des
épreuves du bac et enfin la mise en place précipitée des stages de remises à niveau pendant les vacances de
mars.
Nous dénonçons cette politique de la réussite qui s'apparente à des méthodes du privée et qui
vise à diviser les collègues. Nous réaffirmons l'importance du travail d'équipe et de la solidarité des
collègues. Notre profession ne peut pas se laisser attaquer sans réagir. Nous avons besoin d'une cohésion sociale dans
l'unité syndicale la plus large.
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